Curiosités, carterie et papeterie

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Série, feutres Posca   









Revue Décapage #57 

“Néon Bible”
Illustration d’un texte de Sara-Ananda Fleury

“ Ils étaient pas tous mauvais, les types de ma mère, faut pas croire. Quand on habitait Halifax, il y avait ce mec qui s’appelait Luke et qui vivait chez nous le week-end parce que la semaine il bossait avec son frère jumeau sur des pipe-lines de pétrole. Le
dimanche, il faisait cuire des steaks et il m’emmenait voir les gerbilles au supermarché à la sortie de la ville. Il était gentil Luke mais son frère a dit un jour à ma mère que le travail sur les pipe-lines et la vie de famille c’est pas compatible. Tu fais ça
pour l’argent, c’est tout. Luke est parti un matin et ma mère a dit en pleurant dans la casserole de bacon : « Bon débarras, l’avait une petite queue, de toute façon, Luke. »
Ensuite il y a eu Rick, puis Martin qui avait un labrador mais on n’avait pas le droit de jouer avec, et il y a eu David. Lui aussi quand il est parti ma mère a sangloté et ri puis sangloté encore, tout ça à la fois, parce que l’amour, qu’elle dit, l’amour ça se vit un pied dans la joie et un pied dans la douleur.
À l’heure où je raconte cette histoire, le nouveau mec de ma mère s’appelle Raymond. Raymond et sa paire de lunettes fumées.
Raymond qui porte une chemise et des boots de cow-boy. Raymond qui a trouvé Dieu un soir de picole au bord d’une route nationale.”…



Renard sauve son vélo

︎disponible ici et en librairie.
Auteurs : Fibretigre - Floriane Ricard
Éditeur : Rue de l'échiquier Jeunesse
Format : 170 x 205 mm
Nombre de pages : 40


Le vélo de Renard a été écrasé par un gros camion.
Au magasin, on lui explique qu’il vaut mieux en acheter un neuf car les réparations coûteront trop cher. Il dépose son vélo devant chez lui et, catastrophe !, pendant qu’il ne regarde pas, le camion poubelle l’emmène !

Renard décide alors de partir à sa recherche et il arrive dans un pays aux montagnes immenses,
qui sont en fait des amoncèlements d’objets déversés.
Renard arrivera-t-il à retrouver son vélo ?







Tote bag Collection Renard

sac en coton bio fabriqué en France
︎ Disponible ici

Affiche Collection Renard

Format : A2 
︎ Disponible ici





Auteurs : Suzanne Galéa - Floriane Ricard
Éditeur : Rue de l'échiquier Jeunesse
Genre : album jeunesse

Format : 240 x 275 mm
Nombre de pages : 40
Technique : feutres


Dans la tête de Zarbi, tout est très compliqué, comme faire son cartable ou aller dormir chez une copine. Les questions la submergent en permanence : « Est-ce que les tyrannosaures, ça mange des bananes ? Il y avait quoi avant le Big Bang ? Mais surtout, est-ce qu’il existe des médicaments pour arrêter de réfléchir ? »
Zarbi voudrait bien ressembler aux autres enfants, et surtout à Mimi, sa meilleure amie.
Mais tout la rend triste. Elle pleure souvent pour un rien et elle reste dans son coin parce qu’elle a peur de presque tout.

La maîtresse s’inquiète, ses parents aussi.
Un jour, ils l’emmènent voir une dame : elle a des lunettes et pose plein de drôles de questions.
Pourtant, grâce à son aide, Zarbi va comprendre beaucoup de choses…


Cet album aborde avec beaucoup de délicatesse et de pudeur le quotidien de l’enfant zèbre, dit à « haut potentiel ». En décalage avec les autres, souvent en échec scolaire malgré de grandes capacités, il a une sensibilité à fleur de peau et des sens plus développés que la moyenne.

Cette histoire met en scène les sentiments parfois contradictoires de l’héroïne. La pédopsychiatre lui expliquera ce qu’elle a de différent et de remarquable... une vision du monde en arborescence.













Revue Décapage #61


“Diners de têtes”
Illustration d’un texte de Bernard Quiriny


“ Un jour que j’étais au Château, mon attention fut attirée par une photo de groupe exposée sur un mur du salon. Une dizaine de personnes, réunies autour d’une grande table chargée de victuailles – sans doute à la salle à manger du manoir –, regardaient l’objectif d’un air un peu suspicieux, le même qu’on voit aux badauds photographiés dans les rues par des photographes professionnels, à l’époque où cet art était encore jeune. Or, il me parut que les convives ne m’étaient pas inconnus ; leur tête, pour ainsi dire, me rappelait quelque chose – du moins, certaines. J’interrogeai le Baron.
– Ah ! s’exclama-t-il. Ne vous ai-je jamais parlé de mes dîners de têtes ? ”…